Église de la Nativité-de-Notre-Dame de La Cressonnière
Édifice modeste du XVIe siècle implanté dans un vallon pittoresque, cette église montre un intérêt architectural limité. La nef, aux percements sans caractère, présente néanmoins une fenêtre cintrée à meneau prismatique sur le mur méridional en grand appareil. Les murs latéraux sont épaulés par des contreforts saillants. Le portail occidental, de facture moderne, est encadré de quatre contreforts. Le clocher carré, en charpente couverte d’essentes, est peu élevé. Le chœur, en retrait sur la nef, accuse une mise en œuvre inférieure — murs en blocage recrépis, fenêtres à meneaux d’exécution grossière. Il abrite deux pierres tumulaires gravées et armoriées.
Le mobilier liturgique constitue l’essentiel de l’intérêt patrimonial. Le retable du maître-autel, datant de la transition Louis XIII-Louis XIV, conserve ses peintures polychromes d’origine — colonnes corinthiennes à guirlandes de roses, fronton coupé, niche à statue de la Vierge, niches latérales abritant sainte Marguerite et saint Charles. Le tabernacle hexagonal à deux étages, colonnes torses et dôme à lanterne, complète un ensemble cohérent. Les deux autels de nef, de même style, présentent des polychromies restaurées mais bien conservées. Les voûtes de la nef sont en merrain à entraits et poinçons apparents.
