Église Notre-Dame de l’Assomption à Gonneville-sur-Mer
Implantée en versant de coteau, l’église de Gonneville constitue un édifice composite dont l’intérêt patrimonial réside principalement dans ses élévations extérieures. Le portail, en cailloutis à quatre contreforts en pierre de taille, présente une ordonnance cohérente datant du XIII° siècle. Le clocher en charpente couverte d’ardoise est de plan carré à pyramide à pans coupés.
Les murs gouttereaux révèlent un appareil en feuilles de fougère, caractéristique, pour les parties les plus anciennes. Le mur sud, à corniche à modillons, conserve une petite fenêtre romane cintrée (XII°) .
La chapelle, partiellement en pierre de taille, remonte pour l’essentiel au XIII° siècle, malgré des remaniements d’ouvertures sous Louis XV. Le chœur est entièrement du XIII° siècle, avec corniche à dents de scie sur têtes grimaçantes et porte ogivale à chapiteaux à crossettes.
L’intérieur se signale d’abord par la qualité de la voûte en pierre du chœur, à deux travées, dont les moulures cordiformes forment arceaux et arcs doubleaux. Les clefs sculptées de feuillages et guirlandes, les colonnettes à chapiteaux à crossettes et tailloirs polygonaux, ainsi que l’arc triomphal à chapiteaux ornés de crossettes et fleurs, constituent un ensemble cohérent du XIII° siècle d’une belle facture. La nef, quant à elle, est couverte d’un voûtement en merrain à charpente apparente.
La chapelle communique avec la nef par deux arcades cintrées à moulures en doucine, reposant sur colonnes cylindriques sans chapiteaux, datables du XVI° siècle.
Le mobilier liturgique témoigne de pertes significatives : le maître-autel, d’une grande magnificence avant la Révolution, n’est plus connu que par ses fragments remployés. Subsistent néanmoins un pied de lutrin Louis XV de qualité, deux petits autels à retables à pilastres ioniques antérieurs à 1789 et une statue en bois de grandeur nature d’excellente facture.
